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Photo  : Marion Chuniaud et Ruben Naranjo

Marion Chuniaud

Biographie

Marion ancre sa pratique à la croisée du cinéma et de l’exploration du corps en mouvement. Formée en communication internationale à l’UQAM puis en cinéma documentaire à l’INIS, elle co-réalise Statu Quo (2020) et Origen (2025), court métrage docu-danse expérimental inspiré du butô japonais et du travail de la chorégraphe Yesenia Fuentes. Ses films ont été présentés dans divers festivals internationaux (Dresden, VIFF, Regard, FIFA, Interfilm Berlin).
Elle développe actuellement deux nouveaux films de danse en co-production et commence à explorer des sujets plus personnels qui explorent la pluralité esthétique et politique des corps ainsi que l’importance du processus participatif en temps réel. En intégrant BIGBANG #17 elle souhaite enrichir son rapport à l'art et à sa méthodologie de création. 

Approche artistique

Je m’intéresse aux formes narratives à la croisée du cinéma d’impact, de la recherche et de l’art. Le corps en mouvement, la mémoire, le tissu social et le sentiment d’appartenance m'ont depuis toujours inspirés et m’ancrent dans mes racines communautaires d’ici et d’ailleurs. Issue d'une grande famille franco-canadienne, je suis installée à Montréal depuis 2015.
 
Mes expériences dans le social, le cinéma, puis la danse, se sont progressivement imposés à moi comme des expériences collectives. À travers les groupes de danse et mes premiers films, j’explore une énergie partagée qui dépasse l’individu et m'aide à avoir confiance. Mon travail trouve son sens dans le fait de partager ces expériences à un public, mais aussi dans l’attention et la reconnaissance accordée aux processus collaboratifs qui les rendent possibles.
 
Mon parcours professionnel éclaté, marqué notamment par l’immigration, m’a conduite à renégocier mes multiples appartenances, entre la France et le Québec comme entre les univers et les milieux que je m’attache à faire dialoguer. Qu’il s’agisse de films de ciné-danse, de dispositifs documentaires ou de créations participatives en grand groupe comme O-Tisserandes et Nuit Chorale, ce va-et-vient
fragmenté mais toujours en co-présence individuel/collectif nourrit mon travail. Une manière de rester en mouvement et de créer des espaces de rencontre et de soins, avec soi et les autres.
 
Ma première exploration solo pour Big Bang revient à cette même obsession : chercher dans mon cœur et mon corps comment tenir cette promesse d’amour en soi et avec les autres ? 
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